L'unité est-elle possible?

 Entre qui ?

 Comment ?

 Pourquoi tant d'échecs ?

 


 

Aujourd’hui, quand on parle de l’unité des croyants on pense surtout aux grandes religions ou aux confessions chrétiennes. On aspire à la paix face aux « guerres des religions ». Les différences s’estompent. On rêve de fraternité universelle. La division ne semble pas être de Dieu, elle vient donc de l’homme. On suggère aux croyants de gommer ces différences sources de tension, d’opposition et de violence. Le monde propose alors son unité, affective, sentimentale, émotionnelle, sans besoin d’autre vérité.

Pourtant, selon Jésus,  l’unité vient d’abord de Dieu: « afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient en nous » (Jn 17, 21). L’unité des croyants est d’abord l’unité de Dieu, Dieu comme modèle, comme origine, comme moyen.

En confessant un Dieu en Trois Personnes, le christianisme définit une unité basée sur la « personne » et sur la « relation » : celles manifestées par l’humanité de Jésus-Christ ; celles réalisée par l’intimité de l’Esprit-Saint. Dans le cœur de l’homme, cette relation prend la forme de la Foi, de l’Espérance et de la Charité, les seules réalités qui structurent en même temps la personne et la relation, à soi-même, à Dieu et aux autres.

Ni la fusion rêvée par les hommes, ni le désespoir d’une séparation mais une relation qui oppose juste ce qu’il faut pour permettre la vérité de l’amour.